Visite guidée au Moeraske

Dimanche 08 février 2015

  • Après deux nuits particulièrement froides et une plus douce, on a eu droit, pour cette balade à du soleil et une relative clémence des températures. Neuf personnes sont venues.
    Les sujets étaient divers; d'hiver aussi, d'ailleurs. Donc, pas de grande théorie pour commencer.

    Deux Hépatiques
    Dans le Parc Bon-Pasteur,profitant du peu de végétation classique - qui masque parfois le reste - nous avons observé Marchantia polymorpha avec quelques "parapluies" brunis de l'année passée; ensuite Lunularia cruciata présentant ses croissants caractéristiques. En se penchant, on a encore rencontré Kindbergia praelonga et Orthotrichum anomalum, deux autres Bryophytes, mais carrément des Mousses.

    Des champignons
    Ce règne est encore visible, mais de plus en plus difficilement. Le froid et la sécheresse ont eu raison d'eux.
    Dans les parterres (toujours dans le Parc) recouverts de mulch, un grand nombre de Tubaria hiemale étaient présents. Ils étaient nettement moins fringants qu'il y a trois jours.
    Dans le Moeraske, on a pu observer Flammulina velutipes, champignon hivernal typique; Schizopora paradoxa, un polypore en croûte, tourné vers le bas, donc sous le morceau de bois mort; Bjerkandera adusta, une Tramète dont les pores sont gris; un polypore à pied, mais tellement sec que l'on ne pouvait le reconnaître; bien sûr, des Auricularia auricula-judae sur les bûches de Sureau.
    Dans le Walkiers, on a encore repéré Daldinia concentrica sur bois pourri de Frêne; Plicaturopsis crispa sur Saule, au bord de l'étang, mais la colonie avait été malmenée par le froid.

    Des végétaux
    A noter, tout d'abord, que selon la hauteur par rapport au sol, ces plantes ne présentent pas le même type de bourgeons.
    Geum urbanum a une rosette de feuilles velues autour du bourgeon central; cela signifie que le bourgeon est sans écailles et que les poils isolent celui-ci de l'air froid; de plus que la photosynthèse se poursuit afin de stocker des réserves en vue de la prochaine reprise printanière; il s'agit d'une plante hémicryptophyte. Arum maculatum arbore déjà des jeunes feuilles brillantes; c'est un peu tôt, mais la relative clémence de la météo la rend téméraire; ces feuilles lui permettent de stocker des réserves dans sa "souche" située à proximité de la surface.
    Corydalis solida et Allium ursinum ont un bulbe qui germe déjà dans le sol; rien n'est visible à la surface; ce sont des cryptophytes.
    Les arbres, arbrisseaux et arbustes sont des phanérophytes, et, en tant que tels, leurs bourgeons sont protégés par des écailles. Il en est ainsi de ceux que l'on a rencontrés: Acer pseudoplatanus, Acer campestris, Ulmus campestris, Robinia pseudoacacia, Malus sp, Coryllus avellana, Cornus mas, Fraxinus excelsior, Salix divers...
    Mais un autre - Sambucus nigra - constitue une exception puisque les écailles ne recouvrent pas l'ensemble du bourgeon.

    Quelques particularités
    Les chatons de Coryllus avellana sont déjà là et des fleurs femelles aux stigmates rouge fuchsia aussi.
    Les boutons floraux de Cornus mas sont près de sortir.

    Les Lérots
    Ceux-ci, en hibernation, sont toujours un peu les héros du Walkiers. Pourvu que leur quiétude ne soit pas menacée par le prochain tracé de la promenade verte!
    En revanche, nous n'avons pas été voir les papillons qui hivernent dans le château d'eau, trop encombré par des traces humaines et misérables.

    Le Walkiers
    Enfin, on a eu l'occasion d'évoquer l'historique de ce parc, en faisant le parallèle avec le domaine Monplaisir, photos à l'appui.

    Personne n'a vu le temps passer, et donc, on a royalement terminé à 13H30. Rien à faire, une fois qu'on met le bras dans l'engrenage...

    Très chouette balade, avec beaucoup de participation!

    Jean Randoux





  • Lunularia cruciata
    Copyright © Giancarlo Carlet

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